Menu Close

Arnaud Anciaux

Entre économie de la communication et communication dans l'économie (avec quelques photographies perdues)
Lecture à Hangzhou

Études comparatives sur le journalisme, les médias et la politique

Appel à publication de la revue About Journalism – Sur le journalisme – Sobre jornalismo

J’ai le plaisir de coordonner avec Julián Durazo Herrmann (Université du Québec à Montréal, Canada) et Liziane Soares Guazina (Universidade de Brasília, Brésil) un numéro de la revue About Journalism – Sur le journalisme – Sobre jornalismo consacré aux études comparatives portant sur le journalisme, les médias et la politique. Les résumés doivent nous parvenir avant le 31 octobre 2015 (la réception des articles complets est prévue pour le 29 février 2016). VAppel en françaisoici l’appel en français (disponible également en fichier .pdf, ainsi qu’en anglais, espagnol et portugais).


Les croisements entre journalisme, médias et politique apparaissent très nombreux dès lors qu’on soulève le rapport entre ces objets d’analyse et les environnements, écosystèmes et sociétés dans lesquels ils évoluent, auxquels ils contribuent. Ce rapport peut se retrouver tout à la fois dans une réflexion sur les grandes constructions théoriques issues des sciences sociales et dans les questionnements issus des terrains et des réflexions nées de l’analyse empirique. Toutefois, ces croisements entre journalisme, médias et politique ont rarement été étudiés systématiquement jusqu’ici.

Dans cette perspective, l’analyse comparative entre différents espaces, différents mondes, différentes sociétés peut sembler particulièrement adéquate pour mettre en résonnance les phénomènes étudiés et leurs contextes. Notre démarche rejoint une tradition déjà largement établie de travaux de recherche qui suivent une démarche comparative entre différents pays. Œuvres issues de démarches individuelles, de projets collectifs ou de rapprochements en cours de route, ces études semblent pouvoir être construites et intervenir dans la recherche de manières très diverses, être issues autant d’impératifs scientifiques que de goûts ou trajectoires de chercheurs. Les études comparatives répondent également – sans nécessairement que cela soit leur objectif – à une certaine économie de la recherche, encourageant les rapprochements entre acteurs sociaux et académiques et la visibilité à une échelle internationale.

Cette diversité des démarches comparatives peut accorder une place particulière à certains questionnements transversaux. C’est ainsi qu’est construit l’objet de ce numéro s’intéressant aux études comparatives touchant, simultanément ou parallèlement, les rôles du journalisme, des médias et de la politique au sein d’espaces et sociétés diverses. Quels peuvent être les objets de la comparaison ? Quelles peuvent en être les outils, les moyens et les méthodes ? Entre espaces locaux et sociétés nationales, quel est le niveau idéal pour une analyse comparative ? Comment l’exercice comparatif est-il lui-même construit ? Comment réaliser des inférences et construire des généralisations théoriques à partir d’une démarche comparative ? Quelles peuvent être les places respectives des méthodes quantitatives et qualitatives au sein de ce débat ?

Pour investir ces questionnements au sein de ce numéro thématique de la revue Sur le journalisme – About journalism – Sobre jornalismo, nous sollicitons des articles produits par des chercheurs de toutes disciplines des sciences humaines et sociales, et s’intéressant, dans une démarche comparative, aux thématiques du journalisme, des médias et de la politique. Pour ce faire, les propositions pourront croiser ces thématiques, en abordant par exemple les relations média-démocratie, les systèmes de médias et pratiques politiques du journalisme, le journalisme et les processus politiques (i.e., campagnes électorales), etc. De manière plus générale, les propositions pourront également se concentrer sur l’une ou l’autre des trois thématiques de ce numéro, touchant ensemble à la construction d’une réflexion commune. Au sein de ces différentes possibilités, les articles doivent être fondés sur une réflexion théorique et empirique faisant explicitement appel à une démarche méthodologique de comparaison, et ce, quelles que soient les formes que cette dernière peut prendre (comparaison stricto sensu de cas distincts, mise en contraste entre différents pays, démarche transnationale, etc.). Enfin, des propositions de nature plus spécifiquement épistémologique, théorique ou méthodologique pourront être considérées, dès lors qu’elles aborderont la question de la comparaison de manière originale et pertinente au regard des objectifs de ce numéro.

Aussi, afin d’entamer ce dialogue, les articles retenus pourront être fondés sur une méthode quantitative, qualitative ou mixte, mais devront consacrer une part importante de leur présentation à expliquer leur positionnement épistémologique et méthodologique. Les terrains étudiés devront être analysés de manière originale, afin de montrer leur contribution aux thématiques croisées du journalisme, des médias et de la politique. Il importe en cela que les articles discutent précisément et de manière critique comment les positionnements épistémologiques et méthodologiques ont été mobilisés dans la recherche, ainsi que ce qu’ils ont permis de construire dans une logique de généralisation et d’analyse théorique.

Nous insistons à la fois sur l’importance stratégique et l’intérêt de la comparaison dans la recherche, ainsi que sur la possible diversité qu’elle recouvre : choix des chercheurs, méthodes et positionnements épistémologiques. Sans la condamner ni l’exclure, nous souhaitons élargir la réflexion au-delà de la logique – parfois dominante – du positivisme/fonctionnalisme. Dans la comparaison, ce dernier est souvent lié dans une même démarche à des méthodes quantitatives et une approche normative. Si cette démarche possède sa légitimité, nous souhaitons dans le cadre de ce numéro thématique ouvrir des espaces pour d’autres formes de comparaison, afin de promouvoir la rencontre et le dialogue entre traditions, positionnements épistémologiques, méthodes, terrains et démarches de recherche différents.

Les articles peuvent être proposés en français, en anglais, en portugais ou en espagnol. Merci de faire savoir votre intérêt pour ce dossier, en proposant un résumé de deux pages maximum de votre projet d’article, avant le 31 octobre 2015, à :

arnaud.anciaux@com.ulaval.ca
durazo.julian@uqam.ca
liziane.g@uol.com.br

Les auteurs seront informés de la décision des coordonnateurs le 30 novembre 2015. Merci de soumettre les textes finaux (de 30 à 50 000 signes tout compris) avant le 29 février 2016.

Évaluation en double aveugle. Les articles proposés doivent faire apparaître un référencement théorique, une méthodologie de recherche, un matériau d’analyse.

Comparative Studies on Journalism, Media and Politics

Call for papers of the Journal About Journalism – Sur le journalisme – Sobre jornalismo

SLJThe numerous cross-sections between journalism, media and politics appear readily from appraisals of the interaction between these subjects and the environments in which they evolve and to which they contribute. We find echoes of these themes as much in the grand theoretical constructions of the social sciences as in empirical analyses and case studies. Nevertheless, these links have rarely been systematically studied.

From this perspective, the comparative analysis of different spaces, worlds and societies seems particularly adequate in our quest to study journalism, media and politics –and their multiple contexts. Our endeavour follows a well-established research tradition that compares different countries and case studies. Whether individual works or collective projects, these studies are built and interact with existing scholarship in many different ways, depending on scientific constraints and research preferences. Without it being its main objective, comparative research also encourages a certain rapprochement between social academic actors ²and seeks international visibility.

The diversity of comparative approaches encourages certain types of enquiry that cut across disciplinary barriers. We thus constructed the object of this special issue, where we will focus on comparative studies addressing the intersections of journalism, media and politics in various societies. What are the objects of comparison? What are the instruments, the means and the methods for this endeavour? Between local spaces and national societies, which is the ideal level for comparative analysis? How do we go about comparative analysis itself ? How do we make inferences and build theoretical generalizations from a comparative approach? What is the role and place of quantitative and qualitative methods in this debate?

In order to address these questions in a special issue of Sur le journalisme – About journalism – Sobre jornalismo, we request manuscripts from all disciplines in the social sciences and the humanities that investigate the links between journalism, media and politics in a comparative way. We invite proposals that cut freely across these themes, addressing, for instance, media and democracy, media systems and the political practices of journalism, journalism and political processes (i.e., electoral campaigns), among others. Generally speaking, proposals may concentrate on one or another of the three themes of this special issue, insofar as they contribute to a common discussion. Within these different possibilities, all manuscripts must engage in both theoretical and empirical analysis resort explicitly to a comparative research method, whatever its form (stricto sensu comparison of different cases, contrasting different countries, transnational analysis, etc.). We will also consider more theoretically, methodologically or epistemologically oriented proposals inasmuch as they contribute to the goals of this special number.

To participate in this dialogue, the selected manuscripts may rely on a quantitative, qualitative or mixed method, but they must all consecrate an important part of their introduction to their epistemological and methodological choices. The case studies must be addressed in an original fashion, so as to demonstrate their contribution to the intersections of journalism, media and politics. Beyond epistemological and methodological choices, the selected manuscripts must discuss how the author engages in a generalizing logic and in a theoretical analysis.

We insist in both the strategic importance and in the contribution of comparative analysis to research, as well as in its diversity: research choices, methods and epistemological positions. Without condemning or excluding them, we wish to go beyond the sometimes dominant logic of positivist/functionalist approaches. In comparative analysis, the latter usually stem from certain quantitative methods and normative positions. If we consider this approach legitimate, we wish to open up spaces for other forms of comparative analysis, in order to stimulate dialogue and crossbreeding between different traditions, epistemological approaches, methods and case studies.

Manuscripts may be written in English, French, Spanish or Portuguese. Please let us know of your interest in this special issue by sending a two-page (maximum) abstract of your proposed manuscript before 31 October 2015 to the coordinators:

arnaud.anciaux@com.ulaval.ca
durazo.julian@uqam.ca
liziane.g@uol.com.br

We will inform the authors of our decision on 30 November 2015. The deadline for submitting the final manuscripts (30 to 50,000 characters, including notes and bibliography) is 29 February 2016. Double-blind evaluation. All manuscripts must include a theoretical framework, a research method and empirical analysis.

Estudos comparativos sobre jornalismo, mídia e política

Chamada de trabalhos da revista Sur le journalisme – About journalism – Sobre jornalismo

SLJQualquer análise do jornalismo, da mídia ou da política a partir de uma perspectiva social evidencia numerosos pontos de contato e efeitos cruzados importantes entre os três temas. Estes pontos de contato aparecem tanto nas grandes construções teóricas das ciências sociais como nas reflexões baseadas em trabalhos de campo e nas análises empíricas. Apesar disso, raramente a relação entre jornalismo, mídia e política tem sido estudada de maneira sistemática.

Assim, a análise comparada entre espaços, mundos e sociedades distintas nos parece especialmente apropriada para conectar estes fenômenos e seus contextos. Este projeto se nutre de uma tradição bem consolidada de pesquisas comparadas – seja de maneira consciente ou espontânea – entre diferentes países que tenham produzidos numerosos trabalhos importantes, tanto individuais quanto coletivos. Estes estudos respondem a imperativos acadêmicos diversos que dependem, entre outras coisas, da trajetória e das preferências dos pesquisadores que os realizam. A comparação também é resultado de uma certa economia de pesquisa que procura estabelecer e desenvolver vínculos entre atores sociais e acadêmicos em uma escala internacional.

Esta diversidade de estratégias de comparação pode dar origem a um grande número de questionamentos: quais são os objetos de comparação? Quais são os critérios, os mecanismos e os métodos deste tipo de análise? Entre espaços locais e sociedades nacionais, qual é o âmbito ideal para a comparação? Como se constrói metodologicamente uma análise comparada? Como se fazem inferências e se elaboram generalizações teóricas a partir de uma comparação? Qual é o lugar do debate sobre os métodos quantitativos e qualitativos nesta discussão? Por todos estes motivos, preparamos este número especial da revista Sur le journalisme – About journalism – Sobre jornalismo sobre a análise comparada simultânea ou paralela do papel do jornalismo, da mídia e da política em espaços e sociedades diferentes.

Solicitamos artigos provenientes de todas as disciplinas das ciências sociais e humanas que se interessem pela análise comparada do jornalismo, da mídia e da política. Por isso, os artigos propostos podem abordar os diferentes temas deste número especial das mais diversas maneiras: por exemplo, através do estudo das relações mídia-democracia, da análise dos laços entre os sistemas de mídia e as práticas políticas do jornalismo, do estudo sobre o papel do jornalismo nos processos políticos (como, por exemplo, nas campanhas eleitorais), entre outros. De maneira mais geral, as propostas poderão concentrar-se em um ou outro dos três temas abordados no número, sempre que contribuam para uma reflexão comum. Qualquer que seja a abordagem temática, os artigos devem recorrer explicitamente a um dos diferentes métodos comparativos (comparação stricto sensu de casos distintos, contraste entre diferentes países, perspectiva transnacional, etc.). Também levaremos em consideração perspectivas epistemológicas, teóricas ou metodológicas que abordem os temas deste número especial de maneira original e pertinente.

Para por em marcha este diálogo, as propostas escolhidas poderão basear-se em metodologias qualitativas, quantitativas ou mistas; porém, em qualquer caso, deverão dedicar uma parte importante de sua apresentação para explicar seu posicionamento epistemológico e metodológico. Os estudos de campo deverão oferecer uma contribuição original à análise cruzada do jornalismo, da mídia e da política. É importante que estes artigos discutam de maneira precisa e crítica como mobilizaram seus posicionamentos epistemológicos e metodológicos na pesquisa e assinalem os elementos que lhes permitem elaborar generalizações e análises teóricas.

Insistimos no interesse estratégico da análise comparada, assim com na importância da diversidade que esta perspectiva recobre: seleção de casos, métodos e posicionamentos epistemológicos. Sem condená-la nem excluí-la, desejamos que nossa reflexão conjunta vá além da lógica dominante da perspectiva positivista/funcionalista. Na análise comparada, esta perspectiva está frequentemente associada aos métodos quantitativos e a certas posturas normativas. Ainda que esta estratégia de análise seja legítima, neste número esperamos abrir o debate a outras formas de comparação de maneira a promover o encontro e o diálogo entre tradições, posicionamentos epistemológicos, métodos, espaços e estratégias de investigação diferentes.

As propostas de artigos podem ser escritas em francês, inglês, português ou espanhol. Os interessados em participar deste número especial devem enviar-nos um resumo de, no máximo, duas páginas de sua proposta de artigo antes de 31 de outubro de 2015 a qualquer destes endereços eletrônicos:

arnaud.anciaux@com.ulaval.ca
durazo.julian@uqam.ca
liziane.g@uol.com.br

Os coordenadores informarão aos autores sobre sua decisão em 30 de novembro de 2015. Em caso de ser selecionado, agradecemos enviar-nos o texto final (de 30.000 a 50.000 caracteres no total) antes de 29 de fevereiro de 2016. Os artigos serão avaliados pelo processo revisão anônima pelas pares. Todas as propostas devem conter um referência teórico, uma metodologia de pesquisa e um material de análise.

Estudios comparativos sobre el periodismo, los medios y la política

Llamado a contribuciones de la revista Sur le journalisme – About journalism – Sobre jornalismo

SLJCualquier análisis del periodismo, de los medios o de la política desde una perspectiva social deja en evidencia numerosos puntos de contacto y efectos cruzados importantes entre estos temas. Estos puntos de contacto aparecen tanto en las grandes construcciones teóricas de las ciencias sociales como en las reflexiones basadas en el trabajo de campo y del análisis empírico. A pesar de ello, raramente la relación entre periodismo, medios y política se ha estudiado de manera sistemática.

De esta manera, el análisis comparado entre espacios, mundos y sociedades distintos nos parece especialmente apropiado para conectar estos fenómenos y sus contextos. Este proyecto se nutre de una tradición bien consolidada de investigaciones comparadas, sea de manera consciente o espontánea, entre diferentes países que ha producido ya numerosos trabajos importantes, tanto individuales como colectivos. Estos estudios responden a imperativos académicos diversos, que dependen, entre otras cosas, de la trayectoria y de las preferencias de los investigadores que los realizan. La comparación es también resultado de una cierta economía de la investigación que procura establecer y desarrollar vínculos entre actores sociales y académicos en una escala internacional.

Esta diversidad de estrategias de comparación puede dar origen a gran número de cuestionamientos: ¿cuáles son los objetos de la comparación? ¿Cuáles son los criterios, los mecanismos y los métodos de este tipo de análisis? Entre espacios locales y sociedades nacionales, ¿cuál es el ámbito ideal para la comparación? ¿Cómo se construye metodológicamente un análisis comparado? ¿Cómo se hacen inferencias y se elaboran generalizaciones teóricas a partir de una comparación? ¿Cuál es el lugar del debate sobre los métodos cuantitativos y cualitativos en esta discusión? Por todos estos motivos preparamos este número especial especial de la revista Sur le journalisme – About journalism – Sobre jornalismo sobre el análisis comparado, simultáneo o paralelo, del papel del periodismo, de los medios y de la política en espacios y sociedades diferentes.

Solicitamos artículos provenientes de todas las disciplinas de las ciencias sociales y humanas que se interesen por el análisis comparado del periodismo, de los medios y de la política. Para ello, los artículos propuestos pueden abordar los distintos temas de este número especial de diversas maneras; por ejemplo, a través del estudio de las relaciones medios-democracia, del análisis de los lazos entre los sistemas de medios y las prácticas políticas del periodismo, del estudio del papel del periodismo en los procesos políticos (por ejemplo, en las campañas electorales), entre otros. De manera más general, las propuestas podrán concentrarse en uno u otro de los tres temas de este número, siempre que contribuyan a una reflexión común. Cualquiera que sea el abordaje temático, los artículos deben recurrir explícitamente a uno de los distintos métodos comparativos (comparación stricto sensu de casos distintos, contraste entre países diferentes, perspectiva transnacional, etc.). También tomaremos en consideración perspectivas epistemológicas, teóricas o metodológicas que aborden los temas de este número especial de manera original y pertinente.

Para poner en marcha este diálogo, las propuestas escogidas podrán basarse en metodologías cualitativas, cuantitativas o mixtas, pero, en cualquier caso, deberán dedicar una parte importante de su presentación a explicar su posicionamiento epistemológico y metodológico. Los estudios de campo deberán ofrecer una contribución original al análisi cruzado del periodismo, los medios y la política. Es importante que estos artículos discutan de manera precisa y crítica cómo movilizaron sus posiciones epistemológicas y metodológicas en la investigación y señalen los elementos que les permiten elaborar generalizaciones y análisis teóricos.

Insistimos en el interés estratégico del análisis comparado, así como en la importancia de la diversidad que esta perspectiva recubre: selección de casos, métodos y posiciones epistemológicas. Sin condenarla ni excluirla, deseamos que nuestra reflexión conjunta vaya más allá de la lógica dominante de la perspectiva positivista/funcionalista. En el análisis comparado, esta perspectiva está frecuentemente asociada a los métodos cuantitativos y a ciertas posturas normativas. Si bien esta estrategia de análisis es legítima, en este número esperamos abrir el debate a otras formas de comparación, de manera de promover el encuentro y el diálogo entre tradiciones, posiciones epistemológicas, métodos, espacios y estrategias de investigación diferentes.

Las propuestas de artículos pueden estar escritas en francés, inglés, portugués o español. Le agradecemos hacernos saber de su interés en participar en este número especial enviándonos un resumen de máximo dos páginas de su propuesta de artículo antes del 31 de octubre del 2015 a cualquiera de estas direcciones:

arnaud.anciaux@com.ulaval.ca
durazo.julian@uqam.ca
liziane.g@uol.com.br

Los coordinadores informarán a los autores de su decisión el 30 de noviembre del 2015. En caso de ser seleccionado, le agradeceremos enviarnos el texto final (de 30,000 a 50,000 signos en total) antes del 29 de febrero del 2016. Los artículos serán evaluados de forma doblemente anónima. Todas las propuestas deben contener referencias teóricas, una metodología de investigación y un material de análisis.

Rencontres Journalisme et dispositifs numériques

Un dialogue entre journalistes, chercheurs et étudiants en journalisme. RDV à l’IUT de Lannion, les jeudi 26 et vendredi 27 mars 2015

Des rencontres (organisées par Sandy Montañola et Denis Ruellan) sur deux journées vont être l’occasion de discuter de la place des réseaux sociaux autour du journalisme, et notamment le rôle nouveau et croissant des community managers. Les dispositifs numériques y seront étudiés comme lien au public, moyen marketing et économique, outil de réseautage ainsi que de discussion sur le journalisme et l’éthique.programme rencontres journalisme et dispositifs numériques

Jeudi 26 mars 2015

13H15. Accueil des participants

Axe 1 – Les dispositifs numériques comme lien entre entreprises médiatiques, journalistes et publics

13H45-14H45. Animation : Olivier Trédan

  • Irène Bastard, Orange Labs, Télécom ParisTech
  • Josiane Jouët, Université Paris 2

Axe 2 – Les dispositifs numériques comme moyen marketing et économique

14H45-15H45. Animation : Arnaud Anciaux

  • Kevin Mellet, Orange Labs, CSI-École des Mines
  • Dominique Augey, Université Aix-Marseille

Table-ronde : Entre stratégie économique et positionnement éditorial.
les Community Manager dans les entreprises médiatiques françaises et belges

16h00-18h00. Table-ronde animée par Sandy Montañola et Denis Ruellan, Université de Rennes 1, avec Gilles Danet & Benjamin Brehon, Le Télégramme ; Alain Gérard, Le Soir ; Erwan Alix, Ouest-France ; Sebastien Leroy, La Voix du Nord ; Bastien Hugues (vendredi) et Hervé Brusini (sous réserve), France TVInfo ; Morgiane Achache, Clément Martel, Michaël Szadkowski, Le Monde (sous réserve).

27 mars 2015

Axe 3 – Les réseaux socionumériques comme outil de réseautage

9H00-10H00. Animation : Christophe Gimbert

  • Nathalie Pignard-Cheynel, Université de Lorraine
  • Florian Tixier, Université libre de Bruxelles

Axe 4 – Les dispositifs d’interaction numérique comme nouveau lieu de discussion sur le journalisme et d’éthique ?

10H00-11H00. Animation : Christophe Gimbert, Philippe Gestin, Sandy Montañola, Denis Ruellan, Olivier Trédan, Université de Rennes 1 ; David Domingo, Université libre de Bruxelles

  • Valérie Jeanne-Perrier, Université Paris-Sorbonne : présentation du numéro de la revue Sur le journalisme consacré aux réseaux socionumériques

Table-ronde sur les réseaux sociaux dans la formation en journalisme

11H15-12H45. Table-ronde animée par Florence Le Cam, Université libre de Bruxelles, avec des journalistes du Monde, Le Télégramme, FranceTV Info, Ouest France, Le Soir, La Voix du Nord

ateliers de réflexion

14H30-17H30. Ateliers en parallèle avec des étudiants de Licence Professionnelle et Diplôme Universitaire Technologique Journalisme, de Master, des chercheurs et journalistes

  • Quels liens entre les journalistes et le public via les Réseaux Sociaux ? (fonction de contacts aux lecteurs et non lecteurs et d’animation de communautés)
  • Apprendre les réseaux sociaux dans les formations au journalisme : quels outils pour quels savoir-faire ? (fonction de sources et de recrutement)
  • Comment articuler usage personnel et usage professionnel ? (charte, personal branding)

Résumé et objectifs de ces rencontres :

Faisant suite à la participation du CRAPE au programme de recherche du GIS M@rsouin « La presse quotidienne régionale à l’heure du numérique » (2012), nous avons identifié les réseaux sociaux comme un nouvel espace d’échange et de travail pour les journalistes, les sources, les services marketing et les directions des médias. Une nouvelle fonction, celle de community manager s’est développée pour structurer cet espace.

Dans la continuité, le CRAPE a lancé un nouveau programme GIS-M@rsouin, « Ethique et TIC » qui consiste à interroger les réseaux sociaux comme possibles lieux de discussion avec les sources, comme lieu de débat sur le journalisme, ses pratiques, sa déontologie, ses valeurs. A l’occasion des entretiens menés dans ce programme, nous avons constaté une instabilité de cette fonction, ainsi que de grandes différences dans la gestion par les entreprises médiatiques.

Dans la volonté de poursuivre la recherche par un transfert immédiat aux opérateurs professionnels impliqués et aux futurs journalistes, ce colloque se propose de réunir les trois acteurs concernés par ces évolutions : des entreprises médiatiques (responsables et community managers/journalistes), des chercheurs et des étudiants en journalisme. Il se veut être à la fois un lieu de dialogue scientifique, un lieu d’échanges entre et avec les médias et, enfin, un espace de transfert vers les étudiants sous forme d’ateliers.

En partenariat avec le GIS-M@rsouin, le laboratoire ReSIC (Université libre de Bruxelles), la revue Sur le journalisme, le Réseau d’études sur le journalisme, l’IUT de Lannion, Lannion Trégor Agglomération, l’Université Rennes 1, et le CRAPE.

Comité scientifique : Arnaud Anciaux, Philippe Gestin, Christophe Gimbert, Florence le Cam, Sandy Montañola, Denis Ruellan, Olivier Trédan.

Contact organisation scientifique : Sandy Montañola, Denis Ruellan pour le programme « Ethique et Tic », Gis M@rsouin

Thèse (2)

Réinventer l’économie du journalisme… Soutenance le 25 juin

J’ai le plaisir de vous annoncer et vous convier à la soutenance publique de ma thèse de doctorat (Université de Rennes 1, France) en sciences de l’information et de la communication et de Ph.D. (Université Laval, Québec) en communication publique, intitulée :

Réinventer l’économie du journalisme.
Ouest-France et Québecor, deux essais de transformation d’une pratique discursive et des modèles d’affaires des industries médiatiques à l’ère du numérique

Le jury sera composé de :
Philippe Bouquillion, Professeur – Université Paris 13 (LabSIC) / rapporteur ;
Nathalie Sonnac, Professeur – Université Paris 2 (CARISM) / rapporteur ;
Jean Charron, Professeur – Université Laval (GRMJ) / examinateur ;
François Demers, Professeur – Université Laval (CRISIS) / co-directeur de thèse ;
Thierry Pénard, Professeur – Université de Rennes 1 (CREM) / co-directeur de thèse ;
Denis Ruellan, Professeur – Université de Rennes 1 (CRAPE) / co-directeur de thèse.

La soutenance se déroulera le mercredi 25 juin 2014 à 15h à l’IEP de Rennes, salle du conseil (salle 17), 104 Boulevard de la Duchesse Anne, Rennes.

Elle sera également accessible en vidéoconférence sur le campus de l’Université Laval, salle 1444 du pavillon La Laurentienne (à 9h, heure de Québec).

La soutenance sera suivie d’un pot amical auquel vous êtes chaleureusement invité.e.s.

Résumé. L’essor du journalisme à une échelle industrielle à partir du XIXe siècle s’est principalement construit sur la mise en rapport d’investissements et intérêts nombreux, remise en question dans le contexte de l’économie numérique. Ce travail de recherche veut contribuer à la compréhension des transformations contemporaines du journalisme en s’intéressant aux conditions d’existence matérielle de cette pratique de production discursive, aux changements qui se déploient dans les organisations médiatiques ainsi qu’aux stratégies et discours qui sont mobilisés. En France et au Québec, cette recherche porte sur deux groupes médiatiques, Ouest-France et Québecor, impliqués notamment dans la presse écrite et se saisissant des problématiques liées au numérique depuis le milieu des années 1990. Les modèles d’affaires des deux groupes et les intérêts des différents acteurs se voient modifiés, sans que le journalisme ne parvienne à assurer une autonomie économique. Sa position de subordination se voit renforcée dans les modèles et dispositifs progressivement déployés. Cette transformation en cours, au sein des groupes industriels, se construit alors autant au travers de changements organisationnels que dans et par le discours. Ce travail repose sur des approches empiriques croisées, permettant une analyse documentaire au sein et autour des deux groupes, ainsi qu’une analyse du discours, fondée notamment sur des entretiens avec des dirigeants, cadres et travailleurs de l’information. Au croisement de ces approches, c’est la transformation du journalisme et de son économie qui apparaît, non comme un objectif à venir, mais comme un processus à l’œuvre. Déployant ses priorités, elle se construit autant dans les investissements que les discours, et laisse des traces qui sont l’objet de ce travail doctoral.
Mots clés. Journalisme, Internet, Web, Médias numériques, Entreprises de presse, Presse — Aspect économique, Modèles d’entreprise, Analyse du discours.

Abstract. The rise of journalism at an industrial scale from the XIXth century was mainly based upon the economic alliance between several interests and investments sources, and which are now challenged in the digital economy context. This research aims at contributing to a better understanding of the contemporary transformations of this practice of discursive production, together with changes taking place within media organizations as well as strategies and discourses at stake. In both France and Quebec, this research focus on two media groups, Ouest-France and Québecor, notably involved in newspapers, and confronted with digital issues since the mid-1990s. Both business models and stakeholders interests are changing, while journalism does not manage to ensure economic independence. Its subordination position is somewhat reinforced through models and apparatuses gradually rolled out. This ongoing transformation is built through both organizational changes and discourse. This doctoral research was based on cross-empirical approaches, using document analysis within and around the two groups, as well as discourse analysis. The latter was based in particular on interviews with executives, managers and information workers. This research design and the junction of these approaches reveal that the transformation of journalism and its economy appears not as mere goal to com, but as a process already at work. By leaving some records and traces, covered by this doctoral work, this transformation builds as well upon investments and discourses.
Keywords. Journalism, Internet, Web, Digital media, Newspaper publishing, Press — Economic aspects, Business Models, Discourse analysis.

#JSC12 : Un plein d’optimisme avant le départ

Derniers jours au Québec, et au programme une conférence sur les stratégies pour le journalisme. Réunis ensemble, des journalistes qui travaillent, des chercheurs – qui travaillent aussi – et d’autres personnes intéressées par l’avenir du journalisme. Avec un objectif ambitieux, faire discuter tout ce monde, mélangeant les expériences des uns et analyses des autres, avant d’élaborer des réflexions et des propositions. Je dois avouer que j’étais dubitatif sur la seconde partie, et pressentait que cela aboutirait à un rappel de principes généraux et intentions partagées.

Bien mal m’en a pris.

Plusieurs conférences intéressantes se sont succédées, posant la question de la possibilité d’un journalisme de qualité au Canada, et ce dans les secteurs public, privé et communautaire. Beaucoup de choses à retenir, et notamment qu’en réunissant des journalistes dans une salle, on obtient très souvent un trending topic. Mais rien de nouveau à cela.

Plusieurs réflexions m’ont marquées plus que d’autres. Wilf Dinnick (OpenFile.ca) expliquait par exemple qu’il y a un problème avec le modèle d’affaires du journalisme, et non avec le journalisme en tant que tel. Ainsi peut-être que dans la répartition des forces entre les différents médias du pays, marqué par une concentration toujours croissante notamment dans l’audiovisuel :

Face à ces doutes, questions et inquiétudes, de nombreuses réflexions ont émergées.

Photo @danalacey

Des grandes conférences de débat aux petits ateliers de propositions, nous avons réussi collectivement à faire émerger de nouvelles pistes, certaines encore à creuser, d’autres très pragmatiques et d’application rapides. Elles seront à suivre très certainement bientôt sur le site de la conférence.

Mais avant d’en écrire plus, il faut que je réponde à l’appel à embarquement. Départ du Québec vers la France imminent.

 

Bell achète Astral : à qui profite la concentration ?

Vendredi dernier, Bell annonçait le rachat à venir du groupe Astral. Pour les non-spécialistes (ou tout simplement les non-canadiens), le premier constitue l’un, si ce n’est le plus important groupe industriel médiatique et de communication du Canada, leader notamment pour l’accès aux réseaux. Le second, un acteur majeur de la télévision payante et de la radiophonie. L’opération est majeure, les conséquences potentielles importantes. Dwayne Winseck, de l’Université de Carlton en fait un très bon résumé (ainsi qu’un commentaire dans le Globe and Mail).

 

Cette opération concerne en première ligne le Québec, Astral Média y étant principalement présent, là même où Bell ne possède que peu d’actifs en termes de contenus. L’annonce officielle confirme d’ailleurs que c’est bien ce marché qui est visé. Mais au-delà de l’opération, les réactions médiatiques furent intéressantes et révélatrices de certaines grilles d’analyse. La primeur de la nouvelle semble avoir été obtenue par le Huffington Post Québec la veille, avant de proposer les enjeux futurs sous la plume de Patrick White. A partir de là, peu de questions sur la réelle pertinence et le succès futur de l’opération.

Le Devoir et François Desjardins viennent poser la question de la concentration des médias, des scénarios possibles d’autorisation par les instances régulatrices, et de l’acquisition par un groupe canadien d’un acteur québecois. Cette dernière question est aussi mise en avant par TVA, membre du groupe Quebecor que tout le monde s’accorde à considérer comme la cible concurrentielle de l’opération. On peut ainsi retrouver en partie une grille de lecture, celle de la préoccupation  pour la place d’actifs québécois dans la fédération canadienne, dans ces médias. Si l’on se tourne du côté d’autres médias, plutôt positionnés comme fédéralistes, l’analyse semble différente.

Ainsi, Radio-Canada souligne une opération plutôt réussie. Tandis que dans le groupe Gesca, et les composantes de Cyberpresse, la tonalité semble plus à une certaine réjouissance du renforcement de la concurrence face à Quebecor. L’exemple le plus évident réside dans un article (de Sophie Cousineau) au titre évoquant un cri de ralliement :

L’alliance Bell-Astral : tous contre Quebecor

Le fait que Radio-Canada et Gesca soient deux concurrents directs de Quebecor n’y a surement rien à voir…

Rendez-vous de la recherche en communication

Dans quelques jours aura lieu le 4ème Rendez-vous de la recherche en communication. Organisé par des étudiants de l’Université Laval (dont je fais parti), il sera l’occasion de découvrir de nombreux travaux touchant à la communication publique, et issu de plusieurs universités de la province.

Il commencera par un panel réunissant de jeunes professeurs du Québec, afin de discuter des enjeux de l’entrée dans la vie académique après le doctorat. Retrouvez le programme et toutes les informations sur le site de l’Association.

Peut-être serez vous de la partie vendredi 23 mars.

Un cessez-le-feu dans la galaxie ?

Après des mois de disputes et invectives réciproques, un accord a été signé entre le groupe Quebecor et la Société Radio-Canada. De manière résumée, le premier reprochait à la société publique de ne pas acheter – en tant qu’annonceur – d’espaces publicitaires dans les publications du groupe Quebecor, et par là même d’effectuer une pratique discriminatoire dans l’utilisation des deniers publics. Le second se défendait en rappelant que le groupe privé bénéficie aussi de subventions.
[blockquote author= »Ententes entre Quebecor Média et la Société Radio-Canada, Communiqué de Quebecor Media Inc. – 5 mars 2012″]
« En tant que leaders dans leurs marchés respectifs, nous avons toujours été convaincus que nos journaux permettaient à Radio-Canada de rejoindre le large auditoire que son mandat l’enjoint d’atteindre. Nous sommes heureux de constater que, par cette entente, Radio-Canada reconnaît la valeur de nos journaux dans l’atteinte de ses objectifs de diffuseur public », a affirmé Pierre Karl Péladeau […] [/blockquote]

Si l’enjeu économique semble avoir été concilié par les parties à l’entente, la question du débat dans l’espace public reste entière. Stéphane Baillargeon y voit un cessez-le-feu, tandis que Marc-François Bernier qu’il interroge, constate un paradoxe dans le discours :

[blockquote author= »Marc-François Bernier, interrogé par Stéphane Baillargeon dans Le Devoir – 6 mars 2012″] Il a dit qu’au fond seuls les journalistes de Quebecor pouvaient traiter RC de façon impartiale […]. Selon cette argumentation, il vient donc d’inféoder ses propres journalistes. Personnellement, j’ai toujours été sceptique en ce qui a trait à cette opinion…
[/blockquote]

La république galactique va-t-elle pour autant retrouver la paix ? Une vidéo publiée aujourd’hui – et le ton employé – laisse le doute planer… ou pas ?

Older Posts